Pourquoi choisir une FOAD?

Dans le cadre de ce second devoir, il nous est demandé de choisir trois raisons pour lesquelles on peut être susceptible de s’orienter vers un dispositif FOAD. Nous choisissions d’évoquer brièvement les trois points suivants : d’abord les questions d’ordre économique qui sont la condition d’existence de bon nombre de projets, ensuite la question de l’innovation avec les NTIC et enfin la question fondamentale de l’efficacité pédagogique. Nous montrerons qu’elles ne sont pas sans soulever chacune, des problématiques propres.

1.       La question des économiques : réalité ou mirage ?

Tout projet doit nécessairement considérer la question des moyens financiers. Les dispositifs FOAD une fois créés deviennent un support que l’on peut réutiliser et dont on peut étaler l’utilisation pendant plusieurs années. De fait, elle peut profiter à un très grand nombre de personnes. Si l’on examine les coûts d’une formation en présentiel ce sont surtout les coûts indirects (déplacements des intervenants, frais d’hébergement ainsi que temps pris sur le travail) qui font augmenter le coût d’une formation. Les dispositifs FOAD nécessitent d’augmenter les rémunérations des concepteurs mais permettent de faire des économies sur les coûts indirects.

Il faut cependant prendre gare au mirage : le dispositif ne supprime en revanche pas les quelques séances en présentiel. Il faut donc considérer les coûts liés à ces séances, rémunérer les tuteurs ou les formateurs qui encadrent les apprenants et si la formation nécessite des équipements spéciaux, investir dans ces équipements. Ce n’est qu’à condition de prendre en compte tous ces paramètres qu’un dispositif FOAD permet de faire des économies sur le long terme. (Maynier, 2015 : chapitre 2).

2.      L’innovation et les NTIC : illusion vendeuse ou réalité ?

Les NTIC sont souvent présentées comme étant un facteur d’innovation séduisant qui va de pair avec une augmentation de la motivation chez les apprenants. On a l’impression que le passage aux TIC et aux équipements coûteux en technologies de pointe permettent, en un coup de baguette magique, d’innover. F. Demaizière met en garde contre ce mirage : L’introduction du numérique implique-t-elle que l’on innove en matière de pédagogie ? Certainement pas. Un nouvel outil oblige à modifier certaines habitudes, il n’y a pas, pour autant, de rénovation ou de révolution pédagogique. C’est aux niveaux didactique, pédagogique, organisationnel que se jugent innovation et amélioration. (Demaizière & Grosbois, 2014)

3.     La question problématique de l’efficacité pédagogique

Les TIC, en plaçant les apprenants au cœur des apprentissages permettent de passer du paradigme d’enseignement au paradigme d’apprentissage. Ainsi elles peuvent contribuer à développer chez les apprenants un sens des responsabilités.

Il est toutefois important de relativiser cette affirmation. Même si la formation ouverte est née en Grande Bretagne suite à un constat de l’échec des formations en présentiel (Maynier, 2015), elle s’adresse – et c’est là ses limites- en priorité à des apprenants motivés et autonomes : l’autonomie étant à la fois la voie et ce qu’il faut développer.

Cependant en ce qui concerne l’apprentissage des langues, la recherche convient d’un possible « gain pédagogique » (Mangenot cité par Guichon, 2012) des TIC : […]  Intégrées de manière appropriée, les TIC peuvent permettre d’être au service d’un apprentissage fondé sur la découverte de la L2[1] à travers diverses modalités, de fournir des rétroactions individualisées efficaces aux apprenants de faciliter le travail de groupe et les interactions entre pairs, de ménager l’accès à des documents authentiques et variés, d’individualiser le travail de compréhension et de production et de motiver les apprenants (Blanskat, Blamire & Kefala , 2006; Bertin, 2000, Egbert, Paulus & Nakamichi, 2002; Levy & Stockwell, 2006 ; Legros & Crinon 2002)  (Guichon, 2012 : 6),

Conclusion

Nous espérons avoir évoqué dans leurs grandes lignes, trois des raisons pour lesquelles on peut choisir de s’orienter vers un dispositif FOAD, tout en mettant en garde contre les problèmes qu’elles soulèvent.

Bibliographie

Demaizière & Grosbois. (2014). Numérique et Enseignement des Langues, Quand, Comment Pourquoi? alsic.revues.org. Disponible sur http://alsic.revues.org/2691#tocto1n2

Guichon. (2012). Vers l’intégration des TIC dans l’enseignement des langues. Paris: Didier.

Maynier. (2015). Cours Master 2 AIGEME « Transmission des Connaissances ». Paris: Sorbonne Nouvelle.

Pour lire en format PDF: eva_guerda_M2_aigeme_TC2_2

 

[1] L2: langue seconde ou langue cible

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